| Titre : | Scandale du mal-logement : si peu de bruit... (Juin 2018) |
| Auteurs : | Manuel Domergue, Auteur |
| Type de document : | Article : texte imprimé |
| Dans : | Projet (N° 364, juin 2018) |
| Article en page(s) : | p. 14-22 |
| Langues : | Français |
| Résumé : |
Sauf coups d'éclat de l'Abbé Pierre (1954) ou des Enfants de Don Quichotte (2006-2007), les français s'intéressent peu au mal-logement. Les catégories sociales touchées par le mal-logement sont peu organisées et incapable de faire respecter leurs droits. Les interpellations de parlementaires sont rares et les associations qui défendent les mal-logés irritent de plus en plus les pouvoirs publics et ne sont pas financées pour leur travail. A l'inverse, les représentants des bailleurs privés, des promoteurs, des agences immobilières sont organisés et savent se faire entendre et pratiquer le lobbying. Le droit à l'habitat est récent (loi Quilliot, 1982). Le droit au logement (Dalo), pourtant opposable, est non respecté. Quand droit de propriété et droit au logement sont en conflit, c'est le premier qui est respecté. Les rapports sociaux sont défavorables dans la mesure où la constitution d'un patrimoine immobilier est globalement une épargne plus qu'une spéculation... |


