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Résumé :
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Le Ps 51 doit son charme à l’emploi d’un vocabulaire très «physique» qui a, d’une façon ou d’une autre, toujours été lié à la sensualité dont est tissé le récit de la faute de David. Mais on a du mal à placer cette demande de pardon dans l’histoire racontée dans 2S 11-12. Le psaume parle d’un châtiment déjà subi, 2S nous dit que David arrêta ses supplications et son jeûne lorsqu’il apprit la mort de l’enfant né de Bethsabée. Il est toutefois légitime de se demander pourquoi on a voulu voir dans ce psaume pénitentiel, à l’allure liturgique, que les versets finaux placent à une époque où il fallait «rebâtir les murs de Jérusalem», la prière du fondateur de la dynastie, coupable d’adultère avec celle qui sera la mère de son successeur. D’ailleurs, si la fin est postérieure au titre, pourquoi a-t-on créé un anachronisme évident? Quelle cohérence a-t-on trouvée à un moment de l’histoire des réécritures du texte entre ces trois «situations»: a) la prière de David, b) la prière d’un homme dont les os sont «broyés», c) la prière pour la reprise des sacrifices à Sion et la reconstruction de la Ville sainte ? Le mot רוח «esprit» a certainement joué un rôle dans cette histoire. (editeur)
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